Midilibre.fr
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19/09/2010

Une nuit.....

L'homme ouvrit les yeux et ne vit que la pénombre. Il se leva et arpenta l'appartement.
Ses doigts fourmillaient, signe habituel d'une étrange sensation. Il n'était pas seul
Il resta longtemps immobile, le temps lui parut arrêté.
Au fond du couloir, apparut une lueur. L'homme étonné se dit que le jour pointait.
Mais il faisait trop noir dehors pour annoncer l'aurore.
Cette lueur grandissait et prenait forme. Une silhouette se dessina, fine et élancée,
Svelte et sensuelle.
De cette lueur émergeait une crinière noire qui flottait autour d'elle.
Qui cela pouvait - il être ?
L'homme ne pouvait distinguer le visage de cette créature féminine. Car il s'agissait bien d'une femme. C'est ce que l'homme pensa en appréciant la démarche ondulante et fière.
La silhouette s'approcha de lui, comme si elle savait où le trouver et comme si elle connaissait la maison.
L'homme ne pouvait toujours pas distinguer le visage de cette femme. Ce visage en fait, restait une Lumière.
La femme s'approcha de l'homme et se colla contre lui, sans dire un mot. L'homme fit mine de reculer, mais la femme le tint fortement contre son sein. " Il " resta figé, curieux autant qu'étonné. Une bouche se posa contre la sienne, des lèvres s'ouvrirent pour laisser une langue gourmande.
L'homme apprécia cet instant autant que les senteurs suaves qui flottaient autour de la femme. Elle se lova davantage contre lui. L'homme se laissa aller à cette sensation étrange de l'attrait de l'inconnu. Il ne savait qui elle était, ni ce qu'il voulait, lui.
Mais cette découverte de l'inconnu l'excitait fortement. Il se dit qu'il fallait profiter de cet instant précieux que la Vie et la Nuit lui envoyaient.
La femme poursuivait son approche et sa découverte de lui. IL sentait les doigts fins et agiles se faufiler sur son torse velu. Résolument il attira la visiteuse dans sa chambre obscure. Ils se posèrent sur son lit. Celui -ci toujours dans le noir était seulement éclairé par le visage de la femme. Mais on n'en distinguait pas les traits.
Les deux corps étaient enlacés, unis dans un même désir. L'homme pensait que cette envoyée du Ciel, devait assurément l'aimer pour l'embrasser ainsi.
" Qui que tu sois, Femme ! Tu es à moi pour la nuit et j'en remercie les Cieux "
La bouche de la femme continuait son exploration minutieuse. Le torse, puis les épaules et enfin le ventre furent l'objet d'une attention toute sensuelle. Voilà le mot que l'homme cherchait « sensuelle ». Cette femme était sensualité.
La femme laissait courir ses doigts sur le corps de l'homme qui répondait à ses caresses
Leurs corps ne furent plus qu'une coulée de lave en ébullition. Chacun cherchait à découvrir et créer le plaisir chez l'autre.
La fusion était proche, le corps de la femme s'unit à celui de l'homme pour un interminable échange de sensations jusqu'à l'apothéose finale qui unit deux êtres qui s'aiment dans un tourbillon de vie.


Une sonnerie retentit, loin d'abord puis tout près
L'homme dut éteindre le réveil
Ce réveil cruel qui mit fin à ce rêve étrange

L'homme se leva, s'étira et chercha à comprendre : " pourquoi ce rêve ? "

Pourquoi ?

C'est alors qu'il vit les traces sur le lit...

12:22 Publié dans Poésie | Lien permanent | Commentaires (2)

09/09/2010

un rêve d'ailleurs...

C'est une histoire que j'aurais pu imaginer si je ne l'avais pas rêvée..

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01:22 Publié dans Poésie | Lien permanent | Commentaires (1)

04/09/2010

Pénélope

Cet an neuf en est à ses prémices
C'est alors que le regard d'Ulysse
Croise les yeux vifs de Pénélope
Et il sent que son cœur galope

Soumis à des pensées interlopes
Pour celle qui telle une antilope
Et dont la vue lui est un délice
Cupidon fait preuve de malice

Depuis, le désir qu'elle embellisse
Sa vie solitaire , sa voix glisse
Sur son âme qui était Cyclope
Et qui pense trouver là sa dope

Las. Celle qui dehors fume sa clope
Et dont l'esprit encore aux antipodes
Ne semble pas prête que ne jaillisse
Ce lien qui pourrait être complice

15:20 Publié dans Poésie | Lien permanent | Commentaires (0)