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25/08/2016

L'envol d'une Marguerite....

Une larme vient de tomber sur le livre de ma vie
Une page vient de tourner dans ce livre d’existence
Une page de plus qui vient de se poser sur la précédente

Une vieille dame vient de mourir

Avec elle s’envolent à jamais mes dernières racines
Des racines qui bien que disparues resteront gravées en mon esprit

Femme aux cheveux gris
Et aux yeux qui rient
Loin de nous tu es partie
Mais toujours en nous tu vis
Je comprends pourquoi tu ris
Car enfin tu revois ton mari

Tes paupières se sont fermées sur tes ivresses passées
Tes yeux se sont ouverts sur l’ivresse de l’Eternité

Heureux nous sommes aussi
Car tu revois ton vieil oncle
Tu sais, celui qui était gentil
Et qui de la bonté donnait la clé

Cette larme qui s’est écoulée,
S’étale sur cette page en train de tourner
Cette larme reflète ces deux têtes

L’une grise
L’autre dégarnie

Dieu, que le Temps est pressant
Mais il faut continuer à écrire son livre

Tournons ces pages qui sont de plus en plus lourdes
Le mot « FIN » est peut-être encore loin

« IL » est loin !

Ce livre est toujours visible d’en haut
On n’en voit l’épaisseur qu’à la fin…….

Alors écrivons, grattons
IL en restera toujours quelque chose
Qui vivra……verra !

(Printemps 1992)

21:16 Publié dans Poésie | Lien permanent | Commentaires (0)

24/08/2016

OUT LOVE...

Pensées post rupture automne 1983
Moi, je l’aimais
Elle disait qu’elle m’aimait

Elle a cassé mon bonheur
Et pourtant elle m’aimait

Elle a torturé mon cœur
Et pourtant elle m’aimait

Elle m’a offert la souffrance
Et pourtant elle m’aimait

Elle a délaissé mon insouciance
Et pourtant elle m’aimait

Elle a préféré la sécurité
Et pourtant elle m’aimait

Elle a choisi la fermeté
Et pourtant elle m’aimait

De notre amour elle a tout renié
Et pourtant elle m’aimait

Elle disait qu’elle m’aimait
Et pourtant elle m’a quitté

22:00 Publié dans Poésie | Lien permanent | Commentaires (0)

21/11/2015

La vie avant tout….

A tous les Frères humains qui avec nous vivez
Veuillez cesser, je vous prie de vous entretuer
Quand tombera donc cette fièvre de violence
Issue de tant de volonté de puissance ?
Combien faudra-t-il de morts et de sacrifiés
Sur l’autel de pseudos spiritualités ?
Combien de vies brisées au nom d’idées pourries
Qui ne sont que des prétextes à barbaries

Combien de tonnes de tripes faudra-t-il encore
Pour que stoppe enfin, ce massacre des corps ?
Combien de flots de sang s’écoulant en sanglots
De ces vies qui s’écoulent en dramatiques flots ?

Quand l’Homme, de l’autre en conquête perpétuelle
Trouvera-t-il le temps de savourer la vie
Qu’il s’acharne à ôter pour de simples envies ?
Il a oublié que seule la mort, est éternelle ?

Alors, Noé aurait rempli son arche pour rien……

16:36 Publié dans Poésie | Lien permanent | Commentaires (0)